Samedi 20 décembre 2008

Juliette garçon manqué
Par anne
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Dimanche 14 décembre 2008

Cette phrase de Lily Jattiot (voir post précédent) chemine.
J'aimerai savoir comment vous (femmes et hommes) vous vivez ce masculin/féminin, paternel/maternel.
Je crois à l'éclairage donné par mes frères et soeurs de la Sangha.
Le mail pour l'envoyer: amiessence@yahoo.fr
Ils deviendront des posts.
A bientôt

Par anne
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Samedi 13 décembre 2008
"En réaction au riche monde maternel mouvant, multiple, protéiforme, déstructuré et donc angoissant et instable, intervient le principe paternel afin d'établir un ordre sûr, immuable et sensé, à partir d'une fondation".

Lily Jattiot Dynamique du soichap IV

En lisant cette phrase je réalise que j'associe le monde maternel au mouvant, aux sables mouvants, angoissants, é-mouvants. Emotions qui surgissent. Peur aussi. J'ai vécu avec la peur de ma "mère", l'assistante maternelle qui m'a élevée et ma mère naturelle que je n'ai jamais vue.
Ma vie a été jalonnée de rencontres lumineuses, riches, nourrissantes avec des hommes. Le dernier en date c'est Arnaud Desjardins. Là ce sont effectivement les mots "ordre sûr" qui surviennent quand j'y pense. Est-ce de là, de cette peur du monde maternel que vient ma difficulté à assumer ma part féminine? Ma part masculine est si familière, elle me donne de l'assurance. Plonger dans le féminin m'angoisse donc. Il y a là une zone à explorer. Encore une.
L'enfant intérieur est associé à la terreur, le terme n'est pas exagéré. Comment ne pas vouloir rayer un trait là-dessus? Qui accepterait de revivre des moments de terreur? Une terreur liée au maternel.
"Voir que nous portons en nous le meilleur du meilleur et le pire du pire" Swâmi Prajnânpad.
Ce n'est pas qu'une question de personnages. C'est aussi toute la palette émotionnelle. Difficile de ne pas me laisser emporter par le flot émotionnel, complètement identifiée à ce qui s'exprime.
J'ai réprimé pendant tant d'années ce que je ressentais car j'étais un bon petit soldat. "Il faut être plus fort que le mal" disait mon assistante maternelle. Les digues ont rompu il y a quatre ans à Hauteville et depuis c'est un déversement qui actuellement n'a plus la même durée. Mais le conditionnement "réprimes, sois forte" est toujours bien présent. Et face à l'enfant intérieur c'est l'oscillation entre l'accueil maternel  (!) et le rejet maternel dans mon passé.
Par anne
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Vendredi 12 décembre 2008

Par anne
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Jeudi 11 décembre 2008
Nous ne voyons pas la réalité. Nous voyons NOTRE réalité. Nous la percevons selon notre éducation, ce que nous projetons,...... Voici un article pêché dans le journal Libération.

"Chaque culture voit les couleurs à travers ses mots»
Recueilli par CORINNE BENSIMON

«J’étudie la façon dont on nomme les couleurs, en français, et particulièrement au XXe siècle et à l’époque contemporaine. On ne s’étonne pas que des linguistes se soient intéressés aux mots désignant, dans des langues nordiques, des états de la neige que nous ne distinguons pas dans des contrées plus tempérées. On peut faire, dans le même esprit, l’inventaire des dénominations de couleur et découvrir leurs spécificités, leurs évolutions, reflet d’une société. A chaque époque correspondent des créations particulières : baise-moi-ma-mignonne (un rose), carmélite, gris minime, zinzolin au XVIIe siècle; cheveux de la Reine (blond cendré, par référence à Marie-Antoinette) au XVIIIe ; brun ramoneur au XIXe ; rose Barbie, rose layette, rouge Dior, blanc Courrèges au XXe. «Les dénominations de couleur varient, leur symbolique aussi. Le noir, couleur du mal, de la tristesse (bête noire, mouton noir) ou du deuil est devenu couleur de la jeunesse rebelle avec le blouson noir des années 60 ou le noir des punks, des gothiques, mais aussi le symbole de l’élégance, du classicisme, avec la petite robe noire de Chanel, le noir porté par des dames noires (Piaf, Barbara, Rykiel). «Ces évolutions traduisent l’aspect essentiellement culturel des couleurs. Dans certaines langues, les couleurs sont appréhendées en même temps que les autres sensations : il y a des couleurs rugueuses, sonores, gaies, tristes. Les Dani (Nouvelle-Guinée, Indonésie) ont deux noms de couleur : mili (sombre, froid) et mola (lumière, chaud) ; les Hanunoo (Philippines) ont quatre termes de couleur, liés à l’apparence des plantes jeunes et correspondant au clair, au foncé, à l’humide, et au sec. Chaque culture voit les couleurs à travers le filtre de ses mots. «J’ai été recrutée au CNRS en 1975 pour participer à la rédaction du Trésor de la langue française, ou TLF, Dictionnaire des XIXe et XXe dont les 16 volumes sont aujourd’hui en ligne. C’est au fil de mes recherches pour le TLF, que j’ai conçu le projet d’un dictionnaire des mots et expressions de couleur et que j’ai commencé à engranger toutes informations et attestations colorées. La matière s’est révélée si ample que j’ai fait le choix d’une publication en onze volumes, chacun couvrant un «champ» de couleur: bleu, rouge, rose (qui, bien que considéré comme un «sous-rouge» par les physiciens, est bien une couleur à part entière, à forte valeur culturelle), noir, blanc, gris, jaune, orange, violet, vert et brun. Les cinq premiers sont déjà publiés (1). Mon premier travail de synthèse a porté sur le bleu (réédité en 2004), qui est la couleur préférée en Occident contemporain. J’ai montré comment la forte valorisation du bleu se traduit au XXe siècle par la création de locutions positives : numéro azur, tarif bleu, casques bleus de la paix. A noter que le drapeau bleu de l’Union européenne est emprunté au manteau d’azur et à la couronne aux douze étoiles de la Vierge de Helkenheim de la cathédrale de Strasbourg ! Par contre, dans l’Antiquité, cette couleur a été longtemps ignorée : bleu ne nous vient d’ailleurs pas du latin mais du germain blao (pâle, blanchâtre, livide, bleuâtre), et les mots latins pour le nuancer étaient très imprécis (glaucus, persus …). Les Anciens accordaient en fait une importance plus grande aux notions de luminosité et non aux tonalités, comme l’attestent les deux noirs et blancs latins, mats ou brillants : ater ou niger d’une part, albus ou candidus d’autre part.» (1) CNRS Editions. Annie Mollard-Desfour travaille au laboratoire Lexiques, dictionnaires, informatique (CNRS, université Cergy-Pontoise et université Paris-XIII-Villetaneuse).
Par anne
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Jeudi 11 décembre 2008
Par anne
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Mercredi 10 décembre 2008
Par anne
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Vendredi 5 décembre 2008



J'ai parlé dans un post précédent de l'artiste peintre/graveuse/photographe Rapahëlle Jouffroy.

Ce Week end ses dernières oeuvres sont exposées à Paris.
Vernissage vendredi 5 de 19H à 23H.
Exposition ouverte du 5 au 7 décembre de 11H à 18H
Chez Philippe et Anne Rocher
61 rue des martyrs
75009 Paris
Code 61 A 8

A voir absolument!
Par anne - Publié dans : Sangha
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Vendredi 5 décembre 2008

Suite au post La bonté primordiale, Jérome a signalé cet interview de Véronique Desjardins, trouvé sur Psychologie.com.



 « Comment, sur la base d’une négation constante de soi, peut-on trouver la paix ? » interroge Véronique Desjardins. S’aimer implique d’accueillir ses qualités comme ses défauts. La plupart des traditions spirituelles l’ont compris.

" Le Dalaï-Lama a, paraît-il, été très surpris, lors de ses premiers contacts avec l’Occident, de découvrir cette étrange maladie dont la plupart d’entre nous sont atteints : le manque d’amour de soi – pour ne pas dire la détestation – tant celle-ci était inconnue dans son pays d’origine. Ce conflit avec soi-même est doublement tragique. Il conduit évidemment à refuser des parts de soi considérées comme négatives et que nous voudrions faire disparaître, ou à nier certains aspects de notre être – la fameuse part d’ombre de l’analyse jungienne – qui ne correspondent pas à l’image que nous voulons conserver de nous. Ce qui aboutit à une véritable autocensure. Mais ce qui est plus grave, c’est que le non-amour de soi se projette sur notre être tout entier, y compris sur les potentialités qui constituent notre richesse la plus intime. En refusant notre part d’ombre, nous refusons aussi notre part de lumière, le réservoir de force, de confiance en soi, d’élan vital, toujours présent au fond de nous-mêmes. Si nous regardons bien, nous n’avons choisi ni nos “talents” ni ce que nous considérons comme négatifs. Il n’y a donc ni fierté ni culpabilité à avoir quand nous découvrons ce que nous sommes. L’humilité que prônent toutes les voies spirituelles ne peut pas se fabriquer, on ne devient pas humble parce que l’on prétend “être tout petit”. La véritable humilité, c’est de se voir tel que l’on est, ni plus ni moins, et de s’accepter dans son intégralité, en assumant ses failles, mais aussi ses dons et ses qualités comme des faits. Ce qui revient à quitter le monde du jugement. Chez beaucoup d’Occidentaux, la spiritualité, qui devrait être le terrain privilégié de la réconciliation avec soi-même, aboutit souvent à son contraire, le renforcement de l’aliénation dont on désire s’affranchir. Les chercheurs de vérité s’adressent souvent à des maîtres, non pas tant parce qu’ils sont animés par une authentique recherche, mais parce qu’ils ne s’aiment pas. Ils espèrent que les enseignements spirituels vont les aider à “devenir meilleurs”. Dans le centre d’Arnaud Desjardins, nous sommes plusieurs collaborateurs à animer des réunions en groupes restreints, où six à sept personnes peuvent partager leurs difficultés existentielles. La quasi-totalité des questions qu’elles posent peut se résumer à un conflit, camouflé ou patent, avec elles-mêmes : refus de ce qu’elles sont (trop ceci ou pas assez cela), refus de leurs émotions, refus de leurs comportements (« Je me mets tout le temps en colère » ; « Je ne témoigne pas assez d’amour à mon mari » ; « Je suis trop lent dans mon travail », sous-entendu : « Je devrais être autrement. ») Comment, sur la base d’une négation constante de soi-même, peut-on envisager de “trouver la paix”, de “mettre de l’harmonie” dans sa vie ? Nous nous plaignons souvent de manquer d’énergie, mais la non-acceptation de nous-mêmes, sous ses multiples formes, constitue le plus grand blocage énergétique que l’on puisse imaginer, blocage que nous ne cessons d’alimenter par de nouveaux refus. En fait, cette erreur témoigne d’une incompréhension des lois qui régissent le processus même de la transformation. Car c’est bien à une transformation que nous invite toute voie spirituelle, non pas sur la base de la suppression de certains aspects de nous-mêmes, mais de leur transmutation, véritable alchimie intérieure. Ce dont nous voulons à toute force nous débarrasser pourrait bien être notre plus grande richesse. Sœur Emmanuelle raconte une très belle histoire concernant les chiffonniers du Caire : les détritus de la décharge sur laquelle ils naissaient, vivaient et mouraient dans des conditions épouvantables étaient devenus, avec le temps, un engrais particulièrement fertile que la municipalité du Caire est venue acheter pour l’épandre sur les champs d’Egypte. On parle sans arrêt de “devenir soi-même”, souvent dans un esprit de revendication, comme si l’extérieur – la société, le milieu professionnel, l’entourage proche – était responsable de notre aliénation. Mais, ne sommes-nous pas les premiers artisans, à force de nous refuser, de notre prison ? La fameuse “connaissance de soi” suppose l’intégration de tous les aspects de notre réalité actuelle, ceux que nous aimons et ceux que nous n’aimons pas – mais également ceux que nous ne connaissons pas encore et que notre attitude d’accueil va permettre de révéler à la conscience. Les Tibétains ont une très belle expression : entrer en amitié avec soi-même, et cette amitié se pratique au quotidien, instant après instant. Comme le dit un adage soufi : “Ou vous entrerez entier au Paradis, ou vous n’y entrerez pas.” »
Véronique Desjardins juin 2003

Par anne
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Vendredi 5 décembre 2008

Un prêtre était assis à sa table de travail et rédigeait un sermon sur la Providence, lorsqu'il entendit comme une explosion. Bientôt il vit des gens paniqués courir çà et là et découvrit qu'un barrage venait de céder : la rivière était gonflée et on évacuait la population.

Le prêtre vit l'eau qui commençait à monter dans la rue, au-dessous de lui. Il éprouva quelque difficulté à réprimer le mouvement de panique qui montait en lui, mais il se dit à lui-même : "Je suis en train de préparer un sermon sur la Providence et l'occasion m'est donnée de mettre en pratique ce que je prêche. Je ne fuirai pas avec les autres. Je vais demeurer exactement où je suis et faire confiance à la Providence de Dieu pour me sauver.

Lorsque les eaux atteignirent le niveau de  sa fenêtre et qu'une embarcation pleine de monde passa par là, " Embarquez Père " lui cria-t-on. - " Oh! non mes enfants, répondit-il plein de confiance : je confie à la Providence de Dieu le soin de me sauver. "

Quand même, le père prit l'initiative de monter sur le toit et au moment où l'eau atteignit ce niveau, une autre embarcation passa pleine de monde et de nouveau on enjoignit au père de se joindre au groupe : il refusa encore.

Cette fois, il grimpa au sommet du clocher. Lorsque l'eau lui vint aux genoux, on envoya un officier de bateau à moteur pour le sauver. " Non merci, officier, dit le père avec le sourire le plus calme, j'ai confiance en Dieu, vous savez : il ne me laissera jamais tomber. "

Quand le père se noya et parvint au ciel, la première chose qu'il fit fut de se plaindre à Dieu : "j'ai eu confiance en vous! pourquoi n'avez-vous rien fait pour me sauver! "

" Oh! dit Dieu, je t'ai envoyé trois embarcations, tu sais. "

Par anne - Publié dans : Sangha
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