Jeudi 21 août 2008
par anne
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Mercredi 20 août 2008
"Au milieu de la caverne du coeur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi,
le Brahman resplendit !
Pénètre toi même en ce dedans,
ta pensée perçant jusqu'en sa source,
ton esprit plongé en soi,
souffle et sens au tréfonds recueillis,
tout de toi en toi fixé,
et là, simplement, sois !"

Ramana Maharshi
par naëlle
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Mercredi 20 août 2008

Caroline Loeb C'est la ouate

Les gens fonctionnent généralement selon deux modes: soit à la cravache, soit dans la ouate. Si l'on est dans une tendance, il faut essayer de tendre aussi vers l'autre.
Alain Bayod
par anne
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Mardi 19 août 2008

Les versants de l’attente

 

 

La douleur pleure tout le mal qui l’habite,

Quand le cœur entame l’ombre qui lui parle.

L’impatience traîne le temps d’une secrète espérance,

Sur les pentes des versants de l’attente.

 

Jamais ne reviendra l’aurore d’un demain qui n’est pas encore,

Le doute, rempart contre l’éclat d’une lueur grandissante,

Impose comme une arme redoutable, la peur au ventre de celui qui le touche.
Eternel balai d’un jour qui sans cesse recommence, d’une nuit qui jamais ne finit.

 

Itinérance d’un passé qui s’absente,

Qui glisse de la mémoire à l’oubli ;

Oubli de tant d’insignifiance, de ces copeaux de moi imparfait.

De ces restes qui n’intéressent quiconque, je révèlerais peut être la substance.

 

Parce que l’élan de la vie

T’emmène au sommet de toi-même,

Là haut, près des étoiles où expirent maintes correspondances,

Je t’aime au-delà de ce que je peux comprendre, de toi, de nous, de ce qui nous rassemble,

 

C’est une évidence qui m’appelle,

Une voix qui me souffle et me dit :

L’éphémère veille sur fond de vaines appartenances,

L’univers s’incline et te sourit


                                                           
Décembre 2005.

par naëlle
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Lundi 18 août 2008


Maurane Toi et moi, on est tous...
Extrait de l'album "Quand l'humain danse"
par anne
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Dimanche 17 août 2008
 

Ainsi vous avez le sentiment d'être vous-même un étranger. C'est bon. C'est la période transitoire. Maintenant vous devez être vigilant à ne pas vous remplir de douleur ni de misère. Maintenant que Dieu n'est plus là, qui va vous consoler ? Vous n'avez besoin d'aucune consolation. L'humanité est venue à maturité. Soyez un homme, soyez une femme et tenez-vous sur vos propres pieds...
La seule façon d'être relié à l'existence est de se tourner vers l'intérieur parce que là, au centre, vous êtes encore relié. Vous avez été physiquement déconnecté de votre mère. Cette séparation était absolument nécessaire pour faire de vous un individu à part entière. Mais vous n'êtes pas séparé de l'univers. Votre connexion avec l'univers est de l'ordre de la conscience. Vous ne pouvez pas la voir, aussi vous devez plonger en vous-même avec beaucoup de lucidité, de clarté d'observation et vous trouverez la connexion. Le bouddha est la connexion !

Osho God is Dead: Now Zen is the Only Living Truth Chapter 3

Commentaire :

Sur cette carte le petit enfant se tient d’un côté d'un portail et regarde à travers. Il est si innocent et si convaincu qu’il ne peut pas passer, qu’il ne voit pas que la chaîne du portail n’est pas verrouillée. Tout ce qu’il lui suffit de faire est de l’ouvrir.
Chaque fois que nous nous sentons "abandonné" ou exclu, monte en nous ce sentiment d'enfant impuissant. Cela n’a rien de surprenant car ce sentiment est profondément ancré dans nos premières expériences d'enfance. Là est le problème, car ces expériences sont si profondément ancrées, elles se répètent maintes et maintes fois dans nos vies, comme un disque rayé.
Une occasion vous est maintenant donnée d'arrêter le disque, de cesser de vous tourmenter avec ces idées que vous n’êtes "pas assez bien" pour être accepté et inclus. Reconnaissez que les racines de ces sentiments sont dans le passé et lâchez la vieille douleur. Cela vous procurera la clarté de vue nécessaire pour voir comment vous pouvez ouvrir le portail et accéder à ce que vous aimeriez tant devenir.

 

par anne
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Samedi 16 août 2008
Le texte libre de ce jour édité par Naëlle m'a touchée de plein fouet (image forte qui correspond à ce que j'ai ressenti). Combien de fois et il y a encore peu de temps, n'ai-je succombé à ce piège de croire que je pourrais prendre une décision sans les deux versants (positifs et négatifs puisque je suis dans la dualité bien concrète du "j'aime, j'aime pas").
Entre les fois où j'ai pris une décision-réaction et celles où j'ai espéré le Tout-Bon, je me reconnais en large et en travers dans ce texte.
Reste  la question: "C'est vrai que je ne serais jamais toute puissante?"

"L’origine de notre action peut être une pure réaction émanant du mental ou, au contraire, une réflexion lucide et réfléchie émanant de l’intelligence y compris celle du coeur — le sentiment non perturbé par l’émotion — ou encore de ce niveau plus profond de certitude, d’évidence, qu’on ne peut ni prouver ni rationnaliser. Pour l’instant, soyez simples, concrets. Décidez : voilà ce que je fais, en veillant à ne pas être emportés par une réaction, bien que l’inconscient ait peut-être, sans que vous vous en rendiez compte, déformé votre perception. De toute façon, il n’y aura jamais à choisir entre une action qui n’aura que des conséquences heureuses d’un côté et celle qui ne produira que des conséquences fâcheuses de l’autre, quel que soit le niveau auquel nous fonctionnons et même si notre perception est devenue complètement différente. Toute action a des conséquences dont certaines apparaissent comme favorables, d’autres comme défavorables. Ne partez pas de ce point de vue: « Il y a la bonne décision juste, qui n’aura que des avantages et la mauvaise décision qui n’aura que des inconvénients — si c’est la bonne décision, tout va devenir merveilleux et, si c’est la mauvaise décision, ce sera le désastre dans tous les domaines. » Quittez tout de suite cette idée. Quelles que soient la décision et l’action, il y aura des conséquences qui vous apparaîtront comme ce que vous aviez souhaité, d’autres qui vous apparaîtront comme ce que vous n’aviez pas souhaité. Et plus on le voit, plus on le comprend, plus on le reconnaît, plus on progresse. Quoi que je fasse, et tant que je fonctionnerai au niveau habituel, il y aura d’un côté le favorable et d’un autre côté le défavorable, les deux en même temps, l’un n’allant pas sans l’autre. L’illusion, qui doit être dissipée très vite, c’est : si je m’y prenais bien ou si j’étais libre de la stupidité de mon propre mental, comme je ne prendrais que les bonnes décisions et que je n’accomplirais que l’action appropriée, je ne rencontrerais plus jamais de situations critiques. C’est impossible. L’existence se déroule, d’innombrables chaînes de causes et d’effets sont à l’oeuvre dans une interdépendance constante, aucun élément de la réalité n’est autonome, indépendant, tout est en relation avec tout, tout le temps. Ces innombrables chaînes de causes et d’effets se manifestent, vous intervenez sur une ou sur deux d’entre elles mais les autres sont toujours à l’oeuvre et des résultats se produisent qui sont directement le fruit de votre action et dont pourtant vous ne comprenez pas le lien avec cette action. Cela ne se découvre que peu à peu, par la pleine conscience. Par rapport à cette interdépendance, moi, ego, je ne serai jamais tout-puissant, jamais. N’arrive que ce qui doit arriver."
A. Desjardins, Bienvenue sur la voie p 139-140

par anne
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Samedi 16 août 2008
Voici l'un des post d'un blog où je vais souvent. Je me régale de ces petits instantanés de la vie d'un grumeau, croqué par une maman illustratrice. Vous pouvez aller faire un tour dans cette "république bananière et autoproclamée du grumeau" en passant par cette adresse : Grumeautique.blogspot



"Triste constat, le Grumeau préfère le confort douillet du bac-à-matou à son propre lit. Probablement en raison du moelleux tout particulier du coussin-moumoute-à-chat ou de la proximité rassurante du bol de croquettes...
Toujours est-il que pendant que le Grumeau roupille en se vautrant dans la chaleur confortable d'une forêt de poils et d'acariens, le Chat-Bouboule en est réduit à se cogner des siestes incommodes sur un carrelage au confort plus que spartiate.
Alors un conseil : futur parent, toi qui est à deux doigts de vendre ta Twingo pour acheter la chambre à coucher de ton Grumeau à naître. Epargne-toi cette ruine et cours vite vers le magasin Matou-Land le plus proche de chez toi, ils font des promos sur les modèles ChatDodo Confort.
Non, non, ne me remercie pas.
C'était le CFJ (Conseil Foireux du Jour) de Tata Nath."
par anne
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Samedi 16 août 2008
"Il était évident que j'avais la vocation religieuse; mais les dispositions avec lesquelles je me préparais à entrer au noviciat franciscain étaient beaucoup plus imparfaites que je ne pouvais le concevoir. En choisissant l'ordre franciscain, j'avais suivi ce qui semblait être un attrait parfaitement légitime; un attrait qui aurait très bien pû être un signe de la volonté de Dieu, sans être aussi surnaturel que je le croyais. J'avais choisi cet ordre, croyant pouvoir suivre sa Règle sans difficulté, parce que la vie d'enseignement et d'écriture qu'il m'offrait m'attirait, et encore plus pour le milieu dans lequel j'aurais à vivre. Dieu accepte très souvent des dispositions qui ne valent pas mieux que celles-là, et sont même parfois bien pires, et Il les change en son temps en vraie vocation."

Thomas Merton La nuit privée d'étoiles
par anne
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Jeudi 14 août 2008
Une phrase qu'Arnaud m'avait adressée en entretien était tombée comme un couperet et me ramenait à ma triste réalité: "Ce n'est pas que vous n'avez pas ce à quoi vous avez droit. Si vous ne l'avez pas c'est que tel que vous êtes, vous n'y avez pas droit". C'était de l'ordre du pur constat. et en même temps il y avait, contenu en germe dans cette remarque, la possibilité d'un réel changement. Lorsqu'on aborde les choses de façon juste, la providence est toujours là.
Eric Edelmann Mangalam Un parcours auprès d'Arnaud Desjardins
par anne
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"Est-ce qu’on pourrait, est-ce que vous pourriez envisager, et un jour accomplir, ou plutôt que s’accomplisse en vous un lâcher-prise absolu? Est-ce qu’il y a une possibilité concrète — que ce ne soit plus un rêve — de parvenir à cette détente parfaite et au relâchement complet de toutes les tensions physiques, émotionnelles et mentales, quelles que soient vos situations dans l’existence? Est-il possible de vivre dans ce climat de lâcher-prise, de cesser complètement de s’inquiéter, et de se sentir vraiment porté par le cours des choses ? Il faut certainement le souhaiter beaucoup pour s’y préparer mais ce lâcher-prise est possible. D’ailleurs il n’y a pas de « Libération » sans un lâcher-prise total et définitif. Le lâcher-prise est une attitude intérieure. Certaines images ne doivent pas être mal interprétées. Lâcher prise ne veut pas dire ne plus faire ce qui doit être fait. Et c’est là où il faut essayer de bien comprendre ce qui vous est proposé. Faire ce qui doit être fait, sans aucun doute, mais dans un tout autre état d’esprit. (…)

Cette liberté se prépare. On peut décider de lâcher prise et, à la première difficulté, reprendre la direction des opérations. L’émotion va se lever, l’ego va réapparaître et le lâcher-prise n’aura pas été véritable. Un authentique lâcher-prise ne peut être que total. On ne peut pas lâcher prise à 99 %, ce un pour cent suffira à tout compromettre et tous les problèmes renaîtront. Mais lâcher prise à 100 % n’est pas une petite affaire. Cela implique une confiance totale, une foi totale dans le destin, dans l’existence, c’est croire vraiment que ce qui me correspond, à quelque niveau que ce soit, me sera donné et que ce qui ne m’est pas donné ne m’est pas vraiment nécessaire, que c’est une distorsion de mon mental de le croire indispensable. Mais il faut tenir compte du fait qu’il y a aussi en nous ce que l’Inde appelle les samskaras, les prédispositions individuelles. Un autre dans la même situation que moi autrefois aurait toujours été convaincu que ça allait s’arranger parce que ce type de conditionnement aurait été gravé en lui. Et ces soucis, ces nuits sans sommeil, il les aurait vécus dans un autre secteur de l’existence. Le samskara c’est l’empreinte du passé, «tendance latente » à certains types de peurs et inversement certains types d’avidités, de convoitises, de crispations, qui nous font vouloir d’une manière névrotique certains accomplissements. (…) Y-a-t-il en vous des peurs injustifiées, des avidités, qui sont vraiment déraisonnables et qu’en dehors de tout lâcher prise, vous ne pouvez pas considérer comme vraiment normales, quel que soit le domaine où celles-ci s’exercent ? (…) Ces désirs si exigeants viennent de besoins fondamentaux de l’enfant, protection, sécurité, amour, contact physiques avec la mère qui n’ont pas été comblés. Les besoins non satisfaits se transforment en désirs et la puissance  de ces désirs est en effet le contraire du lâcher prise dont nous avons peut être la nostalgie."

A. Desjardins, Bienvenue sur la voie, p175 à 177

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