Les versants de l’attente
La douleur pleure tout le mal qui l’habite,
Quand le cœur entame l’ombre qui lui parle.
L’impatience traîne le temps d’une secrète espérance,
Sur les pentes des versants de l’attente.
Jamais ne reviendra l’aurore d’un demain qui n’est pas encore,
Le doute, rempart contre l’éclat d’une lueur grandissante,
Impose comme une arme redoutable, la peur au ventre de celui qui le touche.
Eternel balai d’un jour qui sans cesse recommence, d’une nuit qui jamais ne finit.
Itinérance d’un passé qui s’absente,
Qui glisse de la mémoire à l’oubli ;
Oubli de tant d’insignifiance, de ces copeaux de moi imparfait.
De ces restes qui n’intéressent quiconque, je révèlerais peut être la substance.
Parce que l’élan de la vie
T’emmène au sommet de toi-même,
Là haut, près des étoiles où expirent maintes correspondances,
Je t’aime au-delà de ce que je peux comprendre, de toi, de nous, de ce qui nous rassemble,
C’est une évidence qui m’appelle,
Une voix qui me souffle et me dit :
L’éphémère veille sur fond de vaines appartenances,
L’univers s’incline et te sourit
Décembre
2005.
Ainsi vous avez le sentiment d'être vous-même un étranger. C'est bon. C'est la période transitoire. Maintenant vous devez être vigilant à ne pas vous remplir de douleur ni de misère. Maintenant
que Dieu n'est plus là, qui va vous consoler ? Vous n'avez besoin d'aucune consolation. L'humanité est venue à maturité. Soyez un homme, soyez une femme et tenez-vous sur vos propres pieds...
La seule façon d'être relié à l'existence est de se tourner vers l'intérieur parce que là, au centre, vous êtes encore relié. Vous avez été physiquement déconnecté de votre mère. Cette séparation
était absolument nécessaire pour faire de vous un individu à part entière. Mais vous n'êtes pas séparé de l'univers. Votre connexion avec l'univers est de l'ordre de la conscience. Vous ne pouvez
pas la voir, aussi vous devez plonger en vous-même avec beaucoup de lucidité, de clarté d'observation et vous trouverez la connexion. Le bouddha est la connexion !
Osho God is Dead: Now Zen is the Only Living Truth Chapter 3
Commentaire :
Sur cette carte le petit enfant se tient d’un côté d'un portail et regarde à travers. Il est si innocent et si convaincu qu’il ne peut pas passer, qu’il ne voit pas que la chaîne du portail n’est
pas verrouillée. Tout ce qu’il lui suffit de faire est de l’ouvrir.
Chaque fois que nous nous sentons "abandonné" ou exclu, monte en nous ce sentiment d'enfant impuissant. Cela n’a rien de surprenant car ce sentiment est profondément ancré dans nos premières
expériences d'enfance. Là est le problème, car ces expériences sont si profondément ancrées, elles se répètent maintes et maintes fois dans nos vies, comme un disque rayé.
Une occasion vous est maintenant donnée d'arrêter le disque, de cesser de vous tourmenter avec ces idées que vous n’êtes "pas assez bien" pour être accepté et inclus. Reconnaissez que les racines
de ces sentiments sont dans le passé et lâchez la vieille douleur. Cela vous procurera la clarté de vue nécessaire pour voir comment vous pouvez ouvrir le portail et accéder à ce que vous
aimeriez tant devenir.
"L’origine de notre action peut être une pure réaction émanant du mental ou, au contraire, une réflexion lucide et réfléchie émanant de
l’intelligence y compris celle du coeur — le sentiment non perturbé par l’émotion — ou encore de ce niveau plus profond de certitude, d’évidence, qu’on ne peut ni prouver ni rationnaliser. Pour
l’instant, soyez simples, concrets. Décidez : voilà ce que je fais, en veillant à ne pas être emportés par une réaction, bien que l’inconscient ait peut-être, sans que vous vous en rendiez
compte, déformé votre perception. De toute façon, il n’y aura jamais à choisir entre une action qui n’aura que des conséquences heureuses d’un côté et celle qui ne produira que des conséquences
fâcheuses de l’autre, quel que soit le niveau auquel nous fonctionnons et même si notre perception est devenue complètement différente. Toute action a des conséquences dont certaines apparaissent
comme favorables, d’autres comme défavorables. Ne partez pas de ce point de vue: « Il y a la bonne décision juste, qui n’aura que des avantages et la mauvaise décision qui n’aura que des
inconvénients — si c’est la bonne décision, tout va devenir merveilleux et, si c’est la mauvaise décision, ce sera le désastre dans tous les domaines. » Quittez tout de suite cette idée. Quelles
que soient la décision et l’action, il y aura des conséquences qui vous apparaîtront comme ce que vous aviez souhaité, d’autres qui vous apparaîtront comme ce que vous n’aviez pas souhaité. Et
plus on le voit, plus on le comprend, plus on le reconnaît, plus on progresse. Quoi que je fasse, et tant que je fonctionnerai au niveau habituel, il y aura d’un côté le favorable et d’un autre
côté le défavorable, les deux en même temps, l’un n’allant pas sans l’autre. L’illusion, qui doit être dissipée très vite, c’est : si je m’y prenais bien ou si j’étais libre de la stupidité de
mon propre mental, comme je ne prendrais que les bonnes décisions et que je n’accomplirais que l’action appropriée, je ne rencontrerais plus jamais de situations critiques. C’est impossible.
L’existence se déroule, d’innombrables chaînes de causes et d’effets sont à l’oeuvre dans une interdépendance constante, aucun élément de la réalité n’est autonome, indépendant, tout est en
relation avec tout, tout le temps. Ces innombrables chaînes de causes et d’effets se manifestent, vous intervenez sur une ou sur deux d’entre elles mais les autres sont toujours à l’oeuvre et des
résultats se produisent qui sont directement le fruit de votre action et dont pourtant vous ne comprenez pas le lien avec cette action. Cela ne se découvre que peu à peu, par la pleine
conscience. Par rapport à cette interdépendance, moi, ego, je ne serai jamais tout-puissant, jamais. N’arrive que ce qui doit arriver."
A. Desjardins, Bienvenue sur la voie p 139-140

Nous contacter : sylmea@wanadoo.fr
Anne : amiessence@yahoo.fr
Naëlle : naëlles@yahoo.fr
_____________________________________________________________________________________________________
"Est-ce qu’on pourrait, est-ce que vous pourriez envisager, et un jour accomplir, ou plutôt que s’accomplisse en vous un lâcher-prise absolu? Est-ce qu’il y a une possibilité concrète — que ce ne soit plus un rêve — de parvenir à cette détente parfaite et au relâchement complet de toutes les tensions physiques, émotionnelles et mentales, quelles que soient vos situations dans l’existence? Est-il possible de vivre dans ce climat de lâcher-prise, de cesser complètement de s’inquiéter, et de se sentir vraiment porté par le cours des choses ? Il faut certainement le souhaiter beaucoup pour s’y préparer mais ce lâcher-prise est possible. D’ailleurs il n’y a pas de « Libération » sans un lâcher-prise total et définitif. Le lâcher-prise est une attitude intérieure. Certaines images ne doivent pas être mal interprétées. Lâcher prise ne veut pas dire ne plus faire ce qui doit être fait. Et c’est là où il faut essayer de bien comprendre ce qui vous est proposé. Faire ce qui doit être fait, sans aucun doute, mais dans un tout autre état d’esprit. (…)
Cette liberté se prépare. On peut décider de lâcher prise et, à la première difficulté, reprendre la direction des opérations. L’émotion va se lever, l’ego va réapparaître et le lâcher-prise n’aura pas été véritable. Un authentique lâcher-prise ne peut être que total. On ne peut pas lâcher prise à 99 %, ce un pour cent suffira à tout compromettre et tous les problèmes renaîtront. Mais lâcher prise à 100 % n’est pas une petite affaire. Cela implique une confiance totale, une foi totale dans le destin, dans l’existence, c’est croire vraiment que ce qui me correspond, à quelque niveau que ce soit, me sera donné et que ce qui ne m’est pas donné ne m’est pas vraiment nécessaire, que c’est une distorsion de mon mental de le croire indispensable. Mais il faut tenir compte du fait qu’il y a aussi en nous ce que l’Inde appelle les samskaras, les prédispositions individuelles. Un autre dans la même situation que moi autrefois aurait toujours été convaincu que ça allait s’arranger parce que ce type de conditionnement aurait été gravé en lui. Et ces soucis, ces nuits sans sommeil, il les aurait vécus dans un autre secteur de l’existence. Le samskara c’est l’empreinte du passé, «tendance latente » à certains types de peurs et inversement certains types d’avidités, de convoitises, de crispations, qui nous font vouloir d’une manière névrotique certains accomplissements. (…) Y-a-t-il en vous des peurs injustifiées, des avidités, qui sont vraiment déraisonnables et qu’en dehors de tout lâcher prise, vous ne pouvez pas considérer comme vraiment normales, quel que soit le domaine où celles-ci s’exercent ? (…) Ces désirs si exigeants viennent de besoins fondamentaux de l’enfant, protection, sécurité, amour, contact physiques avec la mère qui n’ont pas été comblés. Les besoins non satisfaits se transforment en désirs et la puissance de ces désirs est en effet le contraire du lâcher prise dont nous avons peut être la nostalgie."
A. Desjardins, Bienvenue sur la voie, p175 à 177